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Qu’est-ce que le SDRC ?

Le Syndrome Douloureux Régional Complexe, plus communément connu sous le nom de SDRC, est une pathologie complexe et souvent méconnue. Cette affection peut être déroutante à la fois pour les patients et les professionnels de la santé en raison de ses nombreuses manifestations et de son évolution imprévisible. 

Dans cet article, nous allons explorer ce qu’est le SDRC, ses symptômes, son diagnostic et la prise en charge d’un patient atteint de cette maladie.

Le SDRC ?

Le Syndrome Douloureux Régional Complexe est une affection douloureuse chronique qui affecte généralement un membre, tel qu’un bras, une jambe, une main ou un pied.Le SDRC peut également entraîner une perte de mobilité et une atrophie musculaire.

Les symptômes du SDRC

Les symptômes du SDRC se manifestent généralement entre quatre et six semaines après une blessure, une fracture ou une intervention chirurgicale, bien que, dans certains cas, ils puissent survenir sans cause apparente.

Le symptôme prédominant et le plus marqué du SDRC est la douleur. Cette douleur peut être constante ou intermittente et se décrit souvent comme une sensation de brûlure, de picotement ou de déchirement. Souvent, cette douleur est profondément ancrée dans le membre affecté.

Les altérations sensorielles sont également courantes dans la zone touchée et peuvent inclure :

  • Sensibilité accrue aux stimuli douloureux : Un simple pincement peut devenir plus douloureux que la normale.
  • Douleur provoquée par des stimuli normalement non douloureux : Des gestes simples, comme toucher la peau, peuvent déclencher de la douleur.
  • Engourdissement : Une sensation d’engourdissement peut se développer dans la zone touchée.

D’autres symptômes associés au SDRC dans la zone affectée comprennent :

  • Gonflement cutané : Le gonflement peut être intermittent ou persistant.
  • Diminution de la fonction du membre : Une réduction de la capacité à bouger le membre affecté, une raideur accrue et des difficultés à exercer une pression sur le membre ou l’articulation sont courantes.
  • Variations de la température cutanée : La peau de la zone affectée peut être plus chaude ou plus froide que la peau de l’autre extrémité du corps.
  • Changements de couleur cutanée : La peau peut présenter une coloration inhabituelle, telle que des taches, une pâleur, une teinte violette ou rougeâtre.
  • Modifications de la texture de la peau : La peau peut devenir brillante, fine ou excessivement moite.
  • Changements de la croissance des ongles et des cheveux : Une croissance rapide ou l’absence de croissance des ongles et des cheveux est observée dans certains cas.

Les Types de SDRC et leurs causes

Il existe deux principaux types de SDRC :

  • SDRC de Type I (anciennement appelé algodystrophie) : Ce type de SDRC survient généralement après une blessure ou un traumatisme. Les symptômes incluent une douleur excessive, une inflammation et des changements cutanés.
  • SDRC de Type II (anciennement appelé atrophie de Sudeck) : Ce type de SDRC est généralement associé à une lésion nerveuse. Il se caractérise par des changements plus sévères dans les tissus, y compris une atrophie musculaire et des modifications osseuses.

De nombreux cas de SDRC surviennent à la suite d’un traumatisme violent au bras ou à la jambe, notamment des blessures par écrasement ou des fractures. De plus, d’autres types de traumatismes, qu’ils soient majeurs ou mineurs, comme une intervention chirurgicale, une crise cardiaque, une infection, voire même une simple entorse de la cheville, peuvent également conduire au SDRC.

La raison précise pour laquelle ces blessures peuvent déclencher le SDRC reste en grande partie incomprise. Il est important de noter que toutes les personnes souffrant d’une blessure similaire ne développeront pas nécessairement le SDRC. Cela suggère que des facteurs tels qu’une interaction inhabituelle entre le système nerveux central et périphérique ainsi que des réponses inflammatoires distinctes peuvent jouer un rôle dans le déclenchement de cette condition.

SDRC, quelles complications possibles ?

Si le SDRC n’est pas diagnostiqué et traité précocement, la maladie peut évoluer vers des signes et symptômes plus invalidants. L’atrophie tissulaire, impliquant la peau, les os et les muscles, peut progresser et s’affaiblir lorsque le patient évite de bouger un bras ou une jambe en raison de douleur ou de raideur. 

De plus, une contraction musculaire peut se produire, entraînant un resserrement des muscles et conduisant à une condition dans laquelle la main et les doigts, ou le pied et les orteils, restent figés dans une position fixe.

Le Diagnostic du SDRC

Le diagnostic du SDRC peut être complexe car il repose en grande partie sur l’évaluation des symptômes du patient. Les professionnels de la santé utilisent souvent des critères diagnostiques spécifiques pour déterminer si une personne est atteinte de SDRC. 

Ces critères incluent : 

  • la présence de douleur intense et disproportionnée par rapport à la blessure initiale,
  • des changements cutanés et des anomalies dans la température de la peau.

Prise en Charge d'un Patient Atteint de SDRC

La prise en charge d’un patient atteint de SDRC nécessite une approche globale. Voici quelques éléments clés de la prise en charge d’un patient atteint de SDRC :

  1. Gestion de la douleur : La gestion de la douleur est essentielle dans le traitement du SDRC. Les médicaments, la stimulation nerveuse et d’autres traitements peuvent être utilisés pour soulager la douleur.
  2. Thérapie physique : La thérapie physique joue un rôle crucial dans la rééducation des patients atteints de SDRC. Elle vise à restaurer la mobilité, à renforcer les muscles affaiblis et à améliorer la fonction globale du membre affecté.
  3. Thérapie psychologique : Le SDRC peut avoir un impact significatif sur la santé mentale du patient. La thérapie psychologique peut aider à faire face à la douleur chronique, à l’anxiété et à la dépression qui peuvent accompagner cette condition.
  4. Interventions invasives : Dans certains cas, des interventions plus invasives, telles que les blocs nerveux ou la stimulation médullaire, peuvent être envisagées pour le soulagement de la douleur.
  5. Accompagnement du patient : L’accompagnement du patient est essentiel pour qu’il comprenne la nature de sa maladie, les objectifs du traitement et les stratégies d’auto-gestion.

Peut-on prévenir le SDRC ?

Pour réduire le risque de développement du SDRC, certaines mesures préventives peuvent être prises en considération :

  • Supplémentation en vitamine C après une fracture du poignet : Des études ont révélé que les personnes prenant une dose élevée de vitamine C après une fracture du poignet peuvent présenter un risque moindre de développer le SDRC par rapport à celles qui ne la prennent pas.
  • Mobilisation précoce après un accident vasculaire cérébral : Selon certaines recherches, les individus qui se lèvent rapidement du lit et commencent à marcher peu de temps après un accident vasculaire cérébral, une pratique appelée mobilisation précoce, réduisent leur risque de développer le SDRC.

Pour conclure

En conclusion, le Syndrome Douloureux Régional Complexe est une pathologie qui nécessite une approche multidisciplinaire pour sa prise en charge. Le diagnostic précoce et une intervention appropriée peuvent aider les patients à améliorer leur qualité de vie malgré les défis posés par cette maladie.

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